Le 24 septembre dernier, l’Avant-garde communiste du Canada a pris part à la « Manifestation contre l’OTAN, pour la paix et le désarmement nucléaire » organisée par le Mouvement Québécois pour la Paix. Notre organisation souhaitait exprimer sa ferme opposition à la politique d’escalade vers la guerre contre la Russie et la Chine appliquée par la coalition impérialiste à laquelle la bourgeoisie de notre pays participe activement. Nous avons pris la rue en brandissant le drapeau du communisme, le mouvement matériel qui mettra fin aux guerres en abolissant la propriété privée bourgeoise, en collectivisant les moyens de production et en unissant les prolétaires de tous les pays. Voici le contenu du tract que nous avons diffusé lors de la manifestation :

À BAS L’IMPÉRIALISME! POUR LE SOCIALISME MONDIAL!

Au cours de la dernière année, les États-Unis, le Canada et leurs alliés occidentaux ont intensifié l’escalade guerrière contre la Russie et la Chine, menaçant gravement la paix partout dans le monde où des affrontements armés générés par l’impérialisme ne sont pas déjà en cours.

En Ukraine, la guerre provoquée en 2014 par les pays de l’OTAN, guerre qui s’est intensifiée suite à l’intervention directe de l’armée russe en février dernier, est en train de s’enliser dangereusement. Depuis le début du mois de septembre, les médias bourgeois occidentaux se réjouissent du succès de la contre-offensive de l’armée ukrainienne ayant permis la « libération » de plusieurs territoires précédemment contrôlés par les forces russes. En réalité, cette victoire tactique des nationalistes ukrainiens pilotés par l’OTAN ne signifie qu’une chose : davantage de sang coulera et davantage de forces productives seront détruites.

En fait, au cours des six derniers mois, le soutien militaire massif accordé par les pays impérialistes de l’OTAN, dont le Canada, au régime nationaliste de Kiev a fait disparaître toute possibilité de règlement diplomatique du conflit entre l’Ukraine et la Russie. Galvanisé par l’appui de l’impérialisme occidental, le président fantoche Zelensky, après avoir banni toute forme d’opposition interne et après avoir supprimé les acquis restants de la classe ouvrière de son pays, affirme maintenant que l’État ukrainien se battra jusqu’à ce qu’il ait regagné par la force l’ensemble de ses territoires perdus, y compris la Crimée dont la population a décidé de rejoindre la Fédération de Russie en 2014. C’est donc dire que ce régime ultra-réactionnaire est déterminé à intensifier et à prolonger la guerre le plus possible pour satisfaire ses maîtres impérialistes, dont l’objectif n’est rien d’autre que de saigner la Russie et de la détruire afin de préserver leur domination économique mondiale. C’est d’ailleurs dans ce but que les impérialistes occidentaux ont fait pleuvoir des sanctions injustes sur la population russe, sanctions qui se répercutent maintenant sur la classe ouvrière des pays occidentaux eux-mêmes en y aggravant l’inflation et l’incertitude économique.

Comme si le brasier allumé en Europe de l’Est n’était pas suffisant, les impérialistes américains appuyés par leurs alliés occidentaux multiplient les provocations contre la République populaire de Chine. Le renforcement des liens officiels entre les États-Unis et Taïwan, dont a témoigné la visite tapageuse de Nancy Pelosi sur l’île au début du mois d’août dernier, est un affront délibéré et constitue ni plus ni moins une préparation à la guerre contre la Chine. D’ailleurs, le 18 septembre, le président américain Joe Biden a déclaré une nouvelle fois que les États-Unis défendraient Taïwan en cas « d’invasion » chinoise, rompant ouvertement avec la politique dite « d’ambiguïté stratégique » appliquée par les États-Unis depuis des décennies. Cette déclaration faisait suite à une vente d’armes d’une valeur de 1,1 milliard de dollars à Taïwan au début du mois de septembre. Plus encore, un projet de loi prévoyant une première aide militaire directe des États-Unis à Taïwan a franchi une étape importante au Congrès américain le 14 septembre, annonçant une nouvelle aggravation des tensions dans la région.

Les prolétaires du Canada n’ont aucun intérêt à soutenir la politique belliqueuse de « leur » classe dominante. Ceux qui s’opposent à leurs intérêts matériels, ce ne sont pas les Russes et les Chinois, mais bien les capitalistes canadiens qui coupent dans leurs salaires, qui les appauvrissent et qui les exploitent. Pour reprendre les mots du révolutionnaire allemand Karl Liebknecht, l’ennemi principal est dans notre propre pays! Contrairement à la bourgeoisie, la classe ouvrière cherche la paix et le développement harmonieux des forces productives. La seule façon de mettre fin aux guerres, c’est de supprimer l’impérialisme par la révolution prolétarienne et par la création de nouvelles républiques socialistes partout dans le monde.

HALTE à l’armement du régime réactionnaire de Kiev!
HALTE aux sanctions contre le peuple russe!
HALTE au soutien diplomatique et militaire à Taïwan!
HALTE à l’expansion et au renforcement de l’OTAN!
HALTE à l’escalade vers la guerre contre la Russie et la Chine!